Voitures non électriques : dernière ligne droite pour préserver la déductibilité fiscale
Les sociétés qui envisagent encore l’acquisition d’une voiture non 100 % électrique doivent agir rapidement. À partir du 1er janvier 2026, les frais liés aux véhicules non électriques nouvellement acquis ne seront en effet plus admis en déduction fiscale.
Déductibilité limitée dans le temps
Pour les véhicules commandés avant la fin de l’année 2025, les frais restent partiellement déductibles, mais selon un régime dégressif :
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2025 : déduction plafonnée à 75 % (et 50 % pour les frais de carburant des hybrides) ;
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2026 : déduction limitée à 50 % ;
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2027 : déduction réduite à 25 % ;
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à partir de 2028 : plus aucune déduction possible.
Les amortissements et autres frais sont calculés sur base de la formule légale, sous réserve des plafonds précités.
Date déterminante : la commande du véhicule
Pour préserver le droit à déduction, la date clé est celle de la signature du bon de commande ou du contrat, même si la livraison ou le paiement intervient ultérieurement. Une commande passée en 2025 permet donc encore de bénéficier du régime transitoire, même si le véhicule est livré en 2026.
Règles spécifiques pour l’amortissement
Les amortissements ne peuvent toutefois débuter qu’à partir du transfert de propriété ou de la livraison effective du véhicule. Ils doivent être calculés au prorata des jours restant dans l’exercice comptable. Un acompte versé en 2025 peut également être amorti, mais son impact fiscal reste limité.
Voiture neuve ou d’occasion ?
L’acquisition d’un véhicule d’occasion peut constituer une alternative intéressante. Grâce à une durée d’amortissement plus courte (souvent trois à quatre ans), une part plus importante du coût d’acquisition reste déductible durant les années 2025 à 2027, malgré la réduction progressive des pourcentages.
Conserver son véhicule actuel
Il est également possible de conserver un véhicule déjà (quasi) amorti. Lorsqu’il a été acquis avant le 1er juillet 2023, il échappe aux nouvelles règles de « verdissement ». Même en l’absence d’amortissement, les frais courants restent déductibles sans limitation dans le temps, selon la formule légale.