En règle générale, les dividendes perçus par une personne physique sont soumis à un précompte mobilier de 30 % (ou moins dans certains cas). Ce prélèvement est normalement libératoire, ce qui signifie que vous ne devez plus mentionner ces revenus dans votre déclaration fiscale.
Il existe toutefois une exonération partielle qui permet de récupérer une partie de ce précompte via la déclaration à l’impôt des personnes physiques.
Une exonération sur une première tranche de dividendes
La législation prévoit qu’une première tranche de dividendes peut être exonérée d’impôt.
Concrètement :
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le précompte mobilier de 30 % est bien retenu lors du paiement du dividende ;
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mais vous pouvez en récupérer une partie via votre déclaration fiscale.
Cette exonération s’applique :
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aux dividendes d’actions belges ;
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aux dividendes provenant de l’étranger.
En revanche, certains revenus sont exclus, notamment :
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les bonis de liquidation ou de rachat d’actions ;
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les dividendes provenant de constructions juridiques ;
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les dividendes issus d’organismes de placement collectif ou de certains fonds.
Les intérêts requalifiés en dividendes ne peuvent pas non plus bénéficier de cette exonération.
Montant exonéré en 2026
En principe, ce montant est indexé chaque année.
Cependant, une modification législative récente a gelé l’indexation entre les exercices d’imposition 2026 et 2030.
Le montant exonéré reste donc fixé à :
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833 € de dividendes par personne et par an.
Cela signifie que vous pouvez récupérer jusqu’à :
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249,99 € de précompte mobilier (30 % de 833 €).
Avantage pour les couples
L’exonération s’applique par contribuable.
Dans un couple marié ou en cohabitation légale :
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chacun peut bénéficier de sa propre tranche exonérée de 833 € ;
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le remboursement potentiel peut donc atteindre 499,98 € par ménage.
Pour en bénéficier, les dividendes doivent toutefois être effectivement attribués à chacun des deux partenaires.
Comment demander le remboursement ?
L’exonération doit être demandée dans votre déclaration à l’impôt des personnes physiques.
Dans la déclaration, vous devez indiquer :
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le précompte mobilier retenu, et non le montant du dividende.
La mention doit être faite :
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case VII – code 1437-18 / 2437-85
Le montant maximum à indiquer est de 249,99 €.
Ce précompte sera ensuite imputé sur votre impôt et, si nécessaire, remboursé par l’administration fiscale.
Attention à la déclaration simplifiée
Si vous recevez une proposition de déclaration simplifiée, cette information n’est généralement pas préremplie.
Il est donc nécessaire de corriger la déclaration :
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via le formulaire de réponse ;
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ou via Tax-on-web.
Quels dividendes choisir ?
Si vous percevez plus de 833 € de dividendes sur l’année, vous pouvez choisir ceux auxquels appliquer l’exonération.
Il est généralement conseillé de privilégier les dividendes soumis au précompte de 30 %, car l’avantage fiscal y est plus élevé.
Pour les dividendes de votre propre société, le taux de précompte peut déjà être réduit (par exemple via VVPR-bis ou les réserves de liquidation), ce qui diminue l’intérêt de l’exonération.
À retenir
Si vous percevez des dividendes en 2026 :
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un précompte mobilier de 30 % est généralement retenu ;
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vous pouvez récupérer une partie de ce précompte via votre déclaration fiscale ;
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la tranche exonérée reste fixée à 833 € par personne jusqu’à l’exercice d’imposition 2030 ;
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cela permet de récupérer jusqu’à 249,99 € par an, voire près de 500 € pour un couple.
Une vérification annuelle de vos dividendes peut donc permettre d’optimiser ce remboursement.
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