Les deux points d’attention lors de l’engagement d’un flexi-jobiste

Publié le 12 septembre 2026 à 17:25

Depuis le 1er juillet 2026, les flexi-jobs sont autorisés dans la plupart des secteurs, notamment dans la CP 200 (L. 28.06.2026, MB 02.07.2026).

Lorsqu’un employeur engage pour la première fois un flexi-jobiste, deux points méritent une attention particulière.

1. Le flexi-jobiste doit être occupé auprès d’un autre employeur

Pour pouvoir bénéficier du statut de flexi-jobiste, le travailleur doit en principe avoir été occupé au moins à 4/5 auprès d’un ou plusieurs autres employeurs durant le troisième trimestre précédant celui de son occupation en flexi-job (trimestre T-3).

Cette condition doit être vérifiée chaque trimestre, car la situation du travailleur peut évoluer.

D’autres conditions doivent également être respectées. Notamment, durant le trimestre d’occupation, le travailleur ne peut pas être en préavis chez l’employeur concerné ni bénéficier d’une indemnité de rupture. Certaines règles s’appliquent également lorsqu’un travailleur a réduit son occupation à temps plein afin de pouvoir exercer un flexi-job, avec un délai d’attente dans certaines situations.

Exception : les pensionnés ne sont pas soumis à cette dernière condition et peuvent, sous certaines conditions, exercer un flexi-job auprès de leur ancien employeur.

La condition d’occupation à 4/5 peut être contrôlée via la déclaration Dimona. Le travailleur peut également vérifier sa situation via MyCareer.

2. La déclaration Dimona doit être effectuée à temps

Un contrat-cadre doit être conclu avec le flexi-jobiste. Pour une occupation journalière, un contrat de travail distinct n’est en principe pas nécessaire.

En revanche, l’employeur doit effectuer une déclaration Dimona pour chaque occupation, et celle-ci doit être introduite avant le début des prestations.

Une déclaration tardive peut entraîner un « NOK » et, surtout, le travailleur risque alors d’être considéré comme un travailleur ordinaire pour cette occupation, avec les conséquences correspondantes en matière de cotisations sociales et de précompte professionnel.

Si le flexi-jobiste est occupé de manière régulière pendant une période déterminée, par exemple durant un trimestre, un contrat de travail écrit peut également être nécessaire.

À retenir

Avant d’engager un flexi-jobiste, l’employeur doit principalement vérifier :

  • que le travailleur remplit les conditions d’accès au flexi-job, notamment l’occupation d’au moins 4/5 auprès d’un autre employeur au trimestre T-3 ;
  • que la Dimona est introduite correctement et avant le début de chaque occupation.

Ces vérifications doivent être renouvelées lorsque les conditions d’occupation du travailleur évoluent.

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